Quand l’artisan nous a contactés, il dépensait environ 1 500 $ par mois sur Meta Ads et obtenait une cinquantaine de demandes soit près de 28 $ le lead. Le problème n’était pas le coût en soi : c’est qu’à peu près aucune de ces demandes ne devenait un chantier. Beaucoup de bruit, très peu de signal.
On a tout repris depuis le début. Voici les quatre changements qui ont fait basculer la campagne.
01 On a arrêté de cibler trop large
Les campagnes tournaient sur tout le grand Montréal, tous âges, sans filtre. Résultat : des clics de gens hors zone de service, ou en pleine recherche de prix sans intention réelle. On a resserré sur un rayon de 25 km autour de l’atelier et exclu les quartiers où l’artisan ne se déplaçait pas.
Un budget concentré sur la bonne audience travaille dix fois plus fort que le même budget étalé sur tout le monde.
Le volume brut de leads a d’abord baissé. Mais la proportion de demandes sérieuses, elle, a grimpé immédiatement.
02 On a changé ce qu’on montrait
Les anciennes pubs montraient des photos génériques et un texte vague sur la « qualité » et le « savoir-faire ». On les a remplacées par des avant/après de chantiers réels, avec une accroche concrète : le type de projet, le quartier, le délai. Les gens se reconnaissent dans un projet précis, pas dans une promesse abstraite.
03 On a réparé la page de destination
Les pubs envoyaient vers la page d’accueil du site, où le visiteur devait chercher comment demander un devis. On a créé une page unique, dédiée à la campagne : une promesse claire en haut, trois photos, un formulaire court de trois champs, et un numéro de téléphone cliquable. Plus rien d’autre pour distraire.
Ce seul changement a presque doublé le taux de conversion des clics en demandes sans toucher au budget.
04 On a accéléré la réponse
Chaque soumission déclenche désormais un SMS automatique de confirmation, et le lead arrive directement sur le téléphone de l’artisan, pas dans une boîte courriel oubliée. Le rappel se fait en moins d’une heure pendant les heures ouvrables.
Le résultat après six semaines
Coût par lead descendu de 28 $ à 2,44 $, avec un taux de demandes qualifiées bien supérieur. Mais le vrai chiffre, celui qui compte : l’agenda de l’artisan s’est rempli pour deux mois, avec le même budget mensuel qu’au départ. On n’a pas dépensé plus on a arrêté de gaspiller.
Aucun de ces quatre changements n’est sorcier. C’est leur cumul, et le fait de mesurer le coût par client réel plutôt que le coût par clic, qui fait toute la différence.
