C’est la question qu’on entend le plus quand une PME décide enfin de payer pour de la visibilité : « On commence par Google ou par Facebook? » La réponse honnête, ce n’est ni l’un ni l’autre par défaut. Ça dépend d’une seule chose, et ce n’est pas votre budget ni votre secteur. C’est l’intention de la personne au moment où elle voit votre pub.
Mettre 1 000 $ au mauvais endroit, ce n’est pas perdre 1 000 $. C’est perdre 1 000 $, plus un mois, plus la conclusion que « la pub, ça ne marche pas pour nous ». On voit cette erreur chaque semaine. Voici le cadre pour ne pas la faire, plateforme par plateforme.
Google capte une demande qui existe déjà
Quand quelqu’un tape « plombier urgence Laval » dans Google, le besoin est déjà là. La personne ne se demande pas si elle a un problème : elle a de l’eau au sous-sol et elle cherche qui appeler maintenant. Vous ne créez pas la demande, vous la captez. C’est de la pub d’intention.
C’est pour ça que Google convertit souvent plus vite et plus cher au clic. Vous payez plus par visite, mais la visite vaut plus, parce que la personne est déjà rendue à la décision. Le revers : si personne ne cherche ce que vous vendez, Google n’a rien à capter. Pas de volume de recherche, pas de campagne possible. On ne capte pas une demande qui n’est pas là.
Meta crée la demande chez quelqu’un qui ne cherchait rien
Sur Facebook et Instagram, personne ne cherche votre produit. La personne fait défiler son fil et tombe sur votre pub. Vous l’interrompez. Votre job, c’est de créer l’intérêt à partir de zéro, avec un visuel ou une vidéo qui arrête le pouce. L’avantage de Meta, c’est le ciblage par profil et par intérêt : vous ne visez pas un mot-clé, vous visez un type de personne. C’est puissant pour faire connaître un produit que les gens aimeraient s’ils le voyaient, mais qu’ils n’auraient jamais pensé à chercher.
Le revers : la personne ne vous a rien demandé. Le coût par clic est souvent plus bas, mais le chemin jusqu’à la vente est plus long. Il faut un bon visuel, une offre claire, souvent plusieurs contacts avant qu’elle bouge. Et la nuance B2B : beaucoup de PME vont sur LinkedIn par réflexe, mais si vos clients cherchent activement une solution (logiciel comptable, fournisseur précis), Google capte cette recherche même en B2B. L’acheteur professionnel utilise Google comme tout le monde. Réservez Meta au B2B pour la notoriété et le retargeting.
La bonne question n’est pas « Google ou Meta ». C’est : est-ce que mes clients cherchent déjà ce que je vends? Si oui, captez la demande. Si non, créez-la. Le reste découle de cette réponse.
Comment tester proprement votre premier 1 000 $
Un test honnête, c’est une seule plateforme à la fois, pas les deux mélangées sans mesure. Comptez environ 600 à 800 $ de média sur 3 à 4 semaines minimum, sur la plateforme que le cadre désigne. En bas de trois semaines, vous jugez du bruit, pas un signal : les algorithmes ont besoin de temps pour apprendre.
La mesure qui compte n’est pas le clic ni même le coût par lead. C’est le coût par client réel. Dix leads à 25 $ qui ne signent jamais coûtent plus cher que trois leads à 70 $ dont deux signent. Suivez les demandes jusqu’au bout, sinon vous optimisez le mauvais chiffre.
Les erreurs qui brûlent le budget
Couper trop vite. Au jour 5, une campagne a l’air mauvaise parce qu’elle apprend encore. La PME panique, change tout, repart à zéro, et l’algorithme réapprend de zéro lui aussi. On ne gagne jamais à ce jeu-là. Juger sur les clics, ensuite : un beau taux de clics ne paie pas vos comptes, une campagne avec moins de clics mais plus de clients gagne toujours. Et le pire de tous : lancer Google et Meta en même temps, le premier mois, sans suivi par source. Vous ne saurez jamais lequel a marché, donc vous ne pourrez rien décider pour le mois suivant. Une plateforme, une mesure propre, une décision claire.
La grille : si… alors commencez par…
Si vous êtes en service d’urgence ou de proximité (plomberie, toiture, déménagement, déneigement) et que les gens vous cherchent quand le besoin frappe : Google. Si vous vendez un produit visuel ou un service B2C où l’achat est inspiré (mode, déco, restauration, beauté, événementiel) : Meta. Si vous lancez un produit nouveau que personne ne cherche encore : Meta, pour créer la demande. Si vous êtes en B2B avec une solution recherchée activement : Google.
Et si vous hésitez encore après ça, c’est probablement que votre offre ou votre client cible n’est pas assez précis, et c’est ça qu’il faut régler avant de payer pour du trafic. Ce départage prend en général une quinzaine de minutes quand on regarde votre offre, votre client et votre marché ensemble. C’est exactement ce qu’on fait pendant l’appel diagnostic de 15 minutes : on vous dit par où commencer, avec quel budget, et comment mesurer, avant que vous dépensiez votre premier dollar.
