Au Québec, un site web de PME se paie selon quatre niveaux assez nets : autour de 800 à 2 000 $ pour une page unique, de 2 500 à 6 000 $ pour un site vitrine de quelques pages avec les textes rédigés, de 8 000 à 15 000 $ pour un site construit pour aller chercher du trafic, et à partir de 12 000 $ pour une boutique en ligne. Ajoutez de 100 à 300 $ par mois d’hébergement et d’entretien, qui courent tant que le site existe. Les écarts à l’intérieur de chaque niveau viennent presque toujours du contenu à produire, jamais de la technologie.
Ce texte explique ce que vous achetez à chaque niveau et comment comparer deux devis qui n’ont pas le même montant. Pour situer cette dépense dans l’ensemble de votre budget, voyez combien coûte le marketing web au Québec : le site est un investissement ponctuel, pas une ligne mensuelle, et il se raisonne différemment du reste.
Ce qui fait vraiment le prix
Trois facteurs, dans l’ordre. Le premier est le nombre de pages réellement rédigées. Écrire une page de service qui tient debout — ce que vous faites, pour qui, avec quelles preuves — prend plusieurs heures, et c’est le poste qui gonfle un devis de quatre pages à douze. Le deuxième est la production visuelle : photos de vos réalisations, séance sur place, retouches. Le troisième est l’intégration à vos outils : formulaire relié à un CRM, prise de rendez-vous, paiement, comptabilité.
Ce qui ne fait pas le prix, contrairement à ce qu’on croit : le choix de la technologie. Le temps passé à écrire, photographier et structurer dépasse largement le temps passé à construire. C’est pourquoi un devis qui détaille surtout des fonctionnalités techniques et reste vague sur le contenu doit inquiéter — c’est justement là que le projet va déraper.
Les quatre niveaux, en clair
La page unique. Une seule page : votre offre, vos preuves, un formulaire. C’est le bon choix quand l’objectif est d’exister rapidement, d’avoir une adresse à donner et une destination pour vos publicités. Ce n’est pas un choix au rabais, c’est un choix de portée. Chez nous, ce niveau est à 800 $, prix fixe.
Le site vitrine. Accueil, services, réalisations, contact, avec les textes rédigés et les bases de référencement en place. C’est le site que vos clients s’attendent à trouver quand ils vérifient qui vous êtes. Compter 2 800 $ chez nous ; sur le marché, la fourchette va de 2 500 à 6 000 $ selon le volume de rédaction inclus — et c’est précisément cette ligne-là qu’il faut lire dans un devis.
Le site complet. Une page par service, un portfolio optimisé, un blogue prêt à publier, le suivi des conversions. La différence avec le vitrine n’est pas esthétique : c’est un site conçu pour être trouvé, donc avec beaucoup plus de contenu. 8 500 $ chez nous. C’est le niveau qui se justifie dès que le référencement fait partie de la stratégie — voyez la page SEO et GEO pour ce que cela implique ensuite.
La boutique en ligne. À partir de 12 000 $, et la fourchette monte vite avec le nombre de produits, les variantes, les règles de livraison et la connexion à votre système comptable. Une boutique est un projet d’une autre nature : le site n’est qu’une partie de ce que vous achetez. Le reste est sur la page e-commerce, et les six fuites qui coûtent des ventes valent la lecture avant de signer.
Vous ne payez pas un site. Vous payez le nombre de pages que quelqu’un va devoir écrire à votre place.
Les coûts récurrents qu’on oublie dans le calcul
Le nom de domaine, une vingtaine de dollars par année. L’hébergement et le certificat de sécurité. Les mises à jour du site et de ses extensions, les sauvegardes, la surveillance. Ensemble, cela représente de 100 à 300 $ par mois pour un site de PME — à partir de 120 $ chez nous, comme détaillé sur la page maintenance WordPress.
Ce poste se coupe facilement et se paie cher. Un site laissé sans mise à jour pendant deux ans finit par tomber, être piraté, ou simplement cesser d’afficher correctement ses formulaires — et personne ne s’en aperçoit avant de constater que les demandes ont arrêté d’arriver. Une refonte coûte toujours plus qu’un entretien.
Ce qui fait déraper un devis
Presque toujours la même chose : le contenu qui n’arrive pas. Le devis prévoit que vous fournissez les textes et les photos, vous n’avez le temps ni pour l’un ni pour l’autre, le projet s’étire sur cinq mois et finit par un ajout de rédaction non prévu. La parade est simple : faire écrire la question noir sur blanc dans le devis — qui rédige, qui photographie, et que se passe-t-il si le contenu n’arrive pas.
Les autres causes classiques sont les ajouts en cours de route — une page de plus, une langue de plus, une prise de rendez-vous — et les allers-retours sur le visuel quand personne n’a le dernier mot du côté client. Nommer un seul décideur avant de commencer économise plus d’argent que n’importe quelle négociation de tarif.
Et les plateformes à 30 $ par mois ?
Elles sont un choix légitime dans un cas : vous avez le temps et le goût de le faire vous-même, et votre site n’a pas à ramener de clients par la recherche. Le coût apparent est faible, le coût réel est votre temps — comptez plusieurs dizaines d’heures pour un résultat correct, et la rédaction reste entièrement à votre charge.
Les deux limites à connaître : vous êtes locataire de la plateforme, avec ce que cela implique si ses tarifs ou ses règles changent ; et la structure de contenu nécessaire au référencement y est plus difficile à obtenir. Si votre site doit surtout exister, c’est suffisant. S’il doit produire des demandes, la question n’est plus le prix mais le rendement — et celle-là se juge autrement.
Comment comparer deux devis
Quatre lignes à isoler dans chacun : le nombre de pages rédigées et par qui, ce qui est prévu pour les photos, ce qui se passe après la mise en ligne, et à qui appartiennent le nom de domaine, l’hébergement et le site. Cette dernière ligne est la plus importante et la moins lue : un site que vous ne possédez pas n’est pas un actif, c’est un abonnement.
Deux points de méthode pour finir. La structure d’une page qui convertit est décomposée dans les sept sections d’une page d’accueil ; et si vous êtes dans la construction ou la rénovation, la liste de ce que le site doit contenir est plus précise dans notre texte destiné aux entrepreneurs.
Nos quatre forfaits, avec le détail de ce que chacun inclut, sont sur la page création de site web. Et si vous hésitez entre refaire et corriger, l’appel de trente minutes sert exactement à trancher cette question-là.
Quand refaire son site web — avant de comparer les prix, vérifier si la refonte se justifie.
Les subventions numériques au Québec — ce qui est finançable dans un projet web.
Image de marque pour une PME — la décision qui précède le devis.
